mardi 1 octobre 2013

Histoire de patrons : "les patrons favoris et parisiens"

Les patrons favoris trouvent leurs origines dans la revue-catalogue "La mode nationale". Ce mensuel, apparu en 1885, faisait partie des nombreux journaux féminins qui envahirent le marché de la presse à partir du Second Empire. Son contenu proposait à un public de femmes de la société bourgeoise un large choix de patrons disponibles à la commande pour elle et leur famille. L'originalité de la Mode Nationale était de systématiquement contenir un "patron découpé grandeur naturelle". 

(La Mode Nationale, octobre 1897)

L'énorme format du journal (46x32cm) s'organisait autour de thématiques : "Toilette de ville pour jeune femme", "Toilette de visite pour jeune femme souffrante", "costume pour garçonnet de 12 - 13 ans". 

La mise en page était composée d'une multitude de vignettes représentant des élégantes dessinées dans des situations quotidiennes, avec à côté d'elles les planches du vêtement vu de face et parfois de dos ainsi qu'un descriptif : 
"Robe simple pour jeune femme ou jeune fille, en toile de laine mastic. A la jupe, deux petits volants surmontés d'un biais (voir le dos). Petites basque en forme sur les hanches. Boléro à devants allongés, ouvert sur un gilet de drap blanc semé de petits pois rouges. Col et revers semblables : col et plastron d'homme. Manche plissée sur l'épaule, étroite du bas (...)".


(La mode Nationale, Avril 1905)


La première moitié du XXe siècle fut pour la revue marquée par de nombreux changements ; Aux alentours de 1910, le journal quitta ses locaux d'origine du 106 boulevard Saint Germain (7e arrondissement) pour le 94 rue d'Alésia (14e arrondissement). La revue tenta également de faire peau neuve et de se donner une image plus moderne et répondant aux envies d'une nouvelle clientèle que la démocratisation des machines à coudre avait rendue plus populaire. Ainsi, "La mode nationale" devint "La nouvelle mode nationale"en 1930, "Mon journal favori. La nouvelle mode Nationale"en 1931, "Patron journal. Revue mensuelle des patrons favoris et Minerve" en 1933, "La mode nationale. Fondée en 1885" en 1947 et pour finir "Les patrons favoris et parisiens" en 1950 en référence aux deux séries de production originelles de la revue (En effet, La mode nationale éditait une série mode appelée les patrons favoris et une série luxe nommée les patrons parisiens). 


(Le Petit Parisien, 17/09/1918, p.4)



Concrètement, les patrons Favoris puis Favoris et Parisiens étaient pré-coupés en une taille unique (la taille 44) et disposaient d'indications explicatives afin d'agrandir ou diminuer les mensurations. Le véritable succès de ces patrons résident dans l'originalité et le renouvellement constant des modèles : découpes inhabituelles, jeux de coutures apparentes, décolletés innovants, boutonnières placées à des endroits atypiques (comme sur le manteau de la deuxième image ci-dessous), froncés, poches... 



La production Favoris et Parisiens semble s'être définitivement arrêtée à la fin des années 60. Vous pouvez cependant croisez, au hasard des brocantes et des sites d'annonces, quelques uns des nombreux exemplaires que les éditions L. Demuylder puis Marcel Daubin publièrent. Vous y trouverez sans nul doute de nombreuses inspirations pour vos coutures tant contemporaines que vintages. 



mercredi 18 septembre 2013

Defi-vintage "en apparté" d'Août: Thème plage!


Frustrée de ne pas être parti en vacances? ou comme une envie d'avoir LA tenue parfaite pour la plage? 
C'est gonflées à bloc que les couturières se sont lancées un défi Plage!







Patron: Bombshell swimsuit
Son blog: Marie Seattle



Patron: Robe 125 Burda 04/13
Son blog: ByCoconut 


 
Patron: Simplicity 1803
Son blog: Kokechic



Patron: Tunique 0 du livre Tuniques, robes, etc.
Son blog: Gigi75


Défi'Vintage Mai-Juillet 2013: Festival de Cannes

Voici les réalisations des 10 couturières ayant participé au défi!
 Le thème a inspiré de deux manière différentes :

Il y a celles qui ont voulu coudre une robe pour le tapis rouge, ou rendre hommage au film d'ouverture; Gatsby le Magnifique et son ambiance des années folles:




Patron: grecian sundress pattern
Son blog: Melle Retro 


Patron année 60, d'après la coupe d'or
Son blog: Oolowanpy



Patron maison d'après Madeline Vionnet
Son blog: Elfe




Robe 112, Burda 07/12
Son blog: Swing and sew

Patron maison d'après Madeleine Vionnet


D'autres ont plutôt rêvé de la croisette, et de la plage coté vintage:


Patron: Yoke dress de Salme Pattern
Son blog: ByCoconut



 Patron: Vogue 8727, Modèle B
Sa page Thread&Needles: Antonito


Patron: Chantilly de Colette Patterns
Sa page Thread&Needles: Mathurine


Patron personnel
Son blog: Lola Couture

Patron: Simplicity 7143

lundi 2 septembre 2013

Deux robes années 50

Voici deux robes cousues d'après des rééditions de patrons des années 50. 

La première est une Vogue (V2960) réalisée en satin de coton imprimé, à l'occasion d'un mariage. 
Je suis particulièrement fan des boutons que j'ai trouvé: de beaux boutons semi-boule en bronze. 
La principale difficulté de ce patron est la confection des boutonnières passepoilées. Le reste se coud tout seul, tant les explications sont claires. Du fait que ce soit un patron "miss", les emmanchures sont un peu serrées. Je suis en train de la refaire dans une version plus "casual" et je pense revenir sur les emmanchures pour avoir plus de mouvement. 



  



La seconde est une Butterick (B6592), réalisée en voile polyester imprimé, et doublée d'un voile de coton noir. Pas de difficulté particulière, hormis pour un soucis de correspondance aux lignes des épaules, j'ai dû rajouter des petits plis plats pour rattraper le tout. Mon tissu étant un peu mou, elle doit mieux rendre avec un tissu ayant plus de tenue. 

Si vous voulez tester ces patrons, n'hésitez pas à mesurer directement sur la planche des pièces du patron, ou faire une toile, car ça taille régulièrement trop grand. Personnellement, j'ai cousu une taille en dessous de celle indiquée par le tableau des tailles. 







lundi 22 juillet 2013

Expos Rentrée 2013

Amoureuses des costumes anciens, sortez votre agenda, car la rentrée est chargée! 


PARIS ET RÉGION PARISIENNE:


 

Musée Carnavalet: Roman d'une garde robe - le chic d'une parisienne à la belle époque 
jusqu'aux année 30. 
Du 17 Octobre 2014 au 16 Mars 2014

Il s'agit d'une exposition hors les murs du Musée de la Mode (Galliera), en partenariat avec le musée Carnavalet: [...] Cette garde-robe exceptionnelle, présentée pour lapremière fois, est celle d’Alice Alleaume. Elle révèledes robes griffées Chéruit, Worth et Lanvin, des chaussures du soir d’Hellstern, des chapeaux d’Alphonsine, Marcelle Demay, Madeleine Panizon, Le Monnier, des bandeaux du soir de Rose Descat,des bijoux...L’influence familiale, la maison Chéruit et la place Vendôme, la vie professionnelle et les goûts de cette parisienne à la mode rythment le parcours de l’exposition. Et c’est tout le milieu de la couture, auquel lafamille d’Alice Alleaume fut étroitement liée dès le Second Empire, qui se dévoile peu à peu. Manuscrits et documents, carnets de vente et listes de clientes font revivre Alice, Adèle, sa mère« couturière en robes » et Hortense, sa sœur aînée,elle-même première vendeuse chez Worth, rue de la Paix. À travers les dépôts de modèles et échantillons des Archives de Paris, défilent les collections Chéruit été et hiver ; tandis que peintures et estampes du musée Carnavalet évoquent la rue de la Paix et la place Vendôme, temples du luxe, avant la guerre de 1914-1918. [...]  (extrait Communiqué de Presse)


---




Musée des Arts Décoratifs: La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette
Du 5 Juillet au 5 Novembre 2013

"Cette exposition se propose d’explorer les artifices utilisés par les femmes et les hommes, du XIVe siècle à nos jours, pour dessiner leur silhouette. Ce projet original peut être appréhendé comme une longue histoire des métamorphoses du corps soumis aux diktats des modes successives. Quels sont les mécanismes qui ont contraint les corps des femmes afin d’obtenir des tailles resserrées jusqu’à l’évanouissement, des gorges pigeonnantes contrebalançant un fessier rehaussé à l’extrême, des hanches élargies, ou bien aplatissent des seins et des ventres ? Comment les hommes eux-mêmes ont-ils poussé leur virilité en bombant artificiellement les torses, en rajoutant des formes aux mollets, ou aux braguettes ? Toutes ces structures faites de fanons de baleine, de cerceaux de rembourrage, mais plus encore de laçages, de charnières, de tirettes, de ressorts ou de tissus élastiques dissimulés sous l’habit sont exposés dans une scénographie de Constance Guisset. Près de deux cents silhouettes rassemblant paniers, crinolines, ceintures d’estomac, faux-cul, gaines, « push up » issus des collections publiques et privées françaises et étrangères permettent, pour la première fois, d’aborder une lecture insolite de la mode liée au corps." (extrait page internet de l'exposition


Pour celles qui ne peuvent se déplacer à l'exposition, je vous conseille la page internet de l'expo, avec de nombreux dossiers illustrés très fournis! 

---



EN PROVINCE:


Palais de Compiègne puis Musée des impressions sur étoffes de Mulhouse: 
Folie textile - Mode et décoration sous le second empire.
du 7 juin au 14 Octobre 2013

"Folie textile ! L'expression n'est pas excessive tant la diversité des matières et la profusion des motifs caractérisent les textiles du Second Empire (1852-1870), dans la mode comme dans la décoration. Des palais impériaux aux appartements  bourgeois, des robes de bal aux accessoires et aux dessous, les tissus sont utilisés à foison dans la vie quotidienne. Intérieurs décorés de somptueuses soieries façonnées ou de cotonnades imprimées bon marché, meubles capitonnés, robes à crinoline ornées de passementeries, de dentelles, de rubans... Le textile sous toutes ses formes révèle le goût des contemporains de Napoléon III pour les couleurs éclatantes et pour les formes opulentes, leur passion du luxe et du confort. Indice essentiel du jeu des apparences au cœur d’une société en mutation, dans laquelle le développement de l’industrie et des premiers grands magasins proclame le culte de l'abondance, il est aussi symbole de modernité. 
L'exposition présentera plus de 150 œuvres, vêtements, textiles d'ameublement mais aussi peintures, sculptures, aquarelles et photographies montrant l'attention accordée par les artistes à la représentation du textile. Les visiteurs pourront découvrir la fascinante collection de vêtements liés à l'impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, que le Palais de Compiègne n'expose qu'exceptionnellement pour des raisons de conservation. Les prêts remarquables consentis par le musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse, partenaire de l'exposition, ainsi que le musée de la mode et du textile (les Arts décoratifs), Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris, et le musée des tissus de Lyon, permettent à l'exposition d'aborder la création textile du Second Empire dans toute sa variété et son extraordinaire qualité. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/folie-textile-mode-et-decoration-sous-le-second-empire#sthash.5Uru2nqN.dpuf
  L'exposition présente près de deux cents œuvres, vêtements, textiles d'ameublement mais aussi peintures, aquarelles et photographies montrant l'attention accordée par les artistes à la représentation du textile. Les visiteurs peuvent découvrir la fascinante collection de vêtements liés à l'impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, que le Palais de Compiègne n'expose qu'exceptionnellement pour des raisons de conservation. L’exposition est produite en partenariat avec le musée de l’Impression sur étoffes de Mulhouse où elle sera ensuite présentée." (extrait site internet du Palais de Compiègne)

---



Musée international de la parfumerie à Grasse: Paul Poiret, couturier parfumeur
du 7 Juin au 30 Septembre 2013

"Paul Poiret est le premier couturier à avoir créé sa propre maison de parfumerie en 1911 : les Parfums de Rosine.
Ce précurseur ouvrit un nouvel univers de création aux maisons de couture : le parfum comme partie intégrante de la garde-robe.
L'exposition révèle la quasi-totalité des parfums créés par Paul Poiret.
Son univers magique et mystérieux est également restitué à travers ses autres créations (objets publicitaires, vêtements, cosmétiques, etc.).
Enfin, des dispositifs interactifs mettent en éveil les sens pour apprécier pleinement les création de ce "couturier-parfumeur" hors-norme qu'est Paul Poiret." (extrait site internet Musées de Grasse)



Bonne visite! 



L'exposition présentera plus de 150 œuvres, vêtements, textiles d'ameublement mais aussi peintures, sculptures, aquarelles et photographies montrant l'attention accordée par les artistes à la représentation du textile. Les visiteurs pourront découvrir la fascinante collection de vêtements liés à l'impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, que le Palais de Compiègne n'expose qu'exceptionnellement pour des raisons de conservation. Les prêts remarquables consentis par le musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse, partenaire de l'exposition, ainsi que le musée de la mode et du textile (les Arts décoratifs), Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris, et le musée des tissus de Lyon, permettent à l'exposition d'aborder la création textile du Second Empire dans toute sa variété et son extraordinaire qualité. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/folie-textile-mode-et-decoration-sous-le-second-empire#sthash.5Uru2nqN.dpuf
L'exposition présentera plus de 150 œuvres, vêtements, textiles d'ameublement mais aussi peintures, sculptures, aquarelles et photographies montrant l'attention accordée par les artistes à la représentation du textile. Les visiteurs pourront découvrir la fascinante collection de vêtements liés à l'impératrice Eugénie et à la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, que le Palais de Compiègne n'expose qu'exceptionnellement pour des raisons de conservation. Les prêts remarquables consentis par le musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse, partenaire de l'exposition, ainsi que le musée de la mode et du textile (les Arts décoratifs), Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris, et le musée des tissus de Lyon, permettent à l'exposition d'aborder la création textile du Second Empire dans toute sa variété et son extraordinaire qualité. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/folie-textile-mode-et-decoration-sous-le-second-empire#sthash.5Uru2nqN.dpuf